Le comportement des conducteurs a une importante influence sur le rendement énergétique des camions, même dans les camions les plus modernes munis des dernières transmissions automatisées pour le changement optimal de vitesses. C’est ce qu’a révélé une récente initiative du North American Council for Freight Efficiency intitulée Run on Less, ou Rouler avec moins, soutenue par Shell.

Voici cinq façons simples d’améliorer vos habitudes de conduite et de réduire vos émissions de carbone :

1. Réduisez votre vitesse maximale

La résistance à l’air, ou traînée, augmente avec la vitesse d’un véhicule de 7 mi/gal = 0,1426 gallon par mille (gpm). Le taux d’augmentation de la résistance peut être important. Le doublement de la vitesse multiplie par quatre la résistance de l’air.

En fait, chaque mille à l’heure au-dessus de 55 coûte 0,1 – 0,2 mi/gal en économie de carburant. Cela peut sembler négligeable, mais imaginez un conducteur roulant à 60 mi/h et subissant une pénalité de 0,5 à 1,0 mi/gal.

Pour 10 camions parcourant chacun 100 000 miles par an, le coût supplémentaire en carburant pourrait s’élever à plus de 127 000 dollars. Et cela ne tient pas compte du coût environnemental.

2. Limitez le régime

Pour une vitesse donnée d’un véhicule, un régime moteur plus faible consomme moins de carburant. Même avec les lubrifiants de la plus haute qualité et de la plus faible viscosité, il se produit toujours un frottement interne dans le moteur qui augmente la consommation de carburant.

En général, les moteurs fonctionnent plus efficacement à des couples élevés et à des régimes bas (tr/min). Cela signifie que la pénalité de rendement énergétique due au frottement interne du moteur est plus faible lorsque le véhicule fonctionne avec un rapport élevé.

Un conducteur économe en carburant s’efforce d’éviter les régimes élevés et change de vitesse en douceur au fur et à mesure que la vitesse du véhicule augmente, en veillant à ce que le camion fonctionne à tout moment dans le rapport raisonnable le plus élevé.

Le freinage convertit l’énergie cinétique associée au mouvement du camion en chaleur, qui se perd dans l’atmosphère. Au lieu d’accélérer rapidement et de freiner brusquement, les conducteurs soucieux de l’efficacité énergétique anticipent l’état de la route pour pouvoir changer de vitesse en douceur et réduire ainsi la consommation de carburant.

Par exemple, au lieu de foncer vers un feu rouge ou une file d’attente, de s’arrêter brusquement puis d’accélérer rapidement, ils verront le feu rouge ou le ralentissement de la circulation et réduiront progressivement leur vitesse. Ils n’auront peut-être pas à s’arrêter si les feux changent ou si la circulation commence à se déplacer avant qu’ils n’arrivent.

Avec le temps, un freinage et une accélération en douceur contribuent à réduire l’usure des pneus et de la transmission.

3. Planifiez des itinéraires économiquement responsables

Souvent, le trajet le plus rapide est le plus économe en carburant. Toutefois, l’évitement des côtes et l’exploitation maximale des longs tronçons de route droite offrent également d’autres avantages potentiels. L’accélération sollicite le moteur et la conduite sur les côtes est particulièrement gourmande en carburant.

La planification des itinéraires en vue d’éviter les côtes, la réduction au minimum des accélérations du camion et l’augmentation du temps de croisière sont des moyens judicieux d’économiser du carburant sur un long trajet. maximize cruising time is a sensible way to save fuel over a long journey.

homme conduisant un camion jaune

4. Réduisez au minimum la marche au ralenti

Conduire un camion est un travail difficile. C’est pourquoi les véhicules modernes sont équipés d’accessoires alimentés en électricité : radios, climatiseurs et chargeurs de téléphone, indispensables pour les longs trajets. Et ce, surtout pour les trajets qui comportent des arrêts de nuit ou qui se déroulent dans des endroits éloignés.

L’alimentation de ces accessoires essentiels est généralement assurée par le moteur du véhicule, ce qui augmente la consommation de carburant. Il est courant pour les moteurs de tourner au ralenti pendant la nuit (là où c’est permis) pour faire fonctionner les accessoires en cabine, par exemple pour chauffer la cabine pendant que le conducteur dort. Certains camions sont en mesure d’utiliser un petit moteur diesel ou un bloc-batterie comme source d’énergie auxiliaire pour éliminer la marche au ralenti du moteur principal.

Le comportement du conducteur peut également aider. Par exemple, le fait de refroidir la cabine avant de s’arrêter, ou de se garer dos au soleil, peut contribuer à réduire les coûts énergétiques pendant les pauses.

Les comportements économes en carburant du conducteur peuvent facilement être appliqués aux choix de lubrifiants afin d’optimiser les avantages des deux. Plus un véhicule ou un composant est bien lubrifié, plus il fonctionne efficacement. Plus il fonctionne efficacement, moins il consomme de carburant et moins il produit d’émissions. 

L’utilisation d’un lubrifiant à faible viscosité peut entraîner des économies de carburant allant de 1 % à près de 3 % par rapport aux huiles moteurs SAE 15W-40 plus épaisses. Les fabricants de moteurs font le plein en usine avec des huiles moteurs à faible viscosité pour réaliser des économies de carburant depuis 2013, voire avant dans la plupart des cas.

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